31 mai 2017 Filiere Mer Rédacteur

Tresco 2017 par la bizut du Glaz

 

Il y a quelques semaines, le skipper du Glaz incitait les nouveaux arrivants de la saison à participer à des régates. En effet, cela fait partie de l’apprentissage. Fred Beauvillain me vend notamment le Tresco, une régate en trois courses, avec étape à Guernesey. Ni une, ni deux, je m’inscris ! Le parcours consiste à partir de Morlaix aux alentours de 17h, puis à naviguer de nuit jusqu’à Guernesey. Les équipages font ensuite une étape bien méritée de deux jours à Guernesey, pour repartir de bon matin à Perros-Guirec. La dernière course nous fait relier Morlaix.

 

Nous voilà donc le jour du départ à Morlaix. Nous préparons le bateau sous un soleil magnifique. Une partie de l’équipage va découvrir la navigation avec les nouvelles voiles de Glaz, nous en sommes impatients. Ca s’affaire dans tous les sens sur les pontons. L’ambiance est joyeuse. Des curieux se promènent le long du quai. Il faut dire aussi que le Tresco accueille un participant tout particulier… Armel Le Cleach !

Une fois le bateau prêt, nous nous reposons, la nuit va être longue. Nous descendons la rivière de Morlaix au moteur, jusqu’à la zone de la ligne de départ. L’excitation monte doucement. Il faut être concentré et aux aguets car nous ne sommes pas moins de 91 bateaux à participer au Tresco. Le départ d’une régate est semblable à n’importe quel départ de course qu’un sportif peut prendre. Le stress et l’excitation se mêlent au plaisir de la pratique. Notre équipage est remonté au taquet. Et le signal est enfin donné.

 

C’est parti pour 14 heures de navigation. Nous passons devant le château du Taureau, puis nous longeons la côte au près jusqu’à hauteur de Perros-Guirec afin d’optimiser le vent d’Est. Notre tacticien de choc nous fait naviguer en rase-cailloux jusqu’à la tombée de la nuit. La vue du coucher de soleil avec la centaine de voiles est incroyable. Puis vient la partie la plus difficile de la régate : la navigation de nuit. Nous devons rester au rappel,  limiter les mouvements dans le bateau. Et s’il faut dormir, nous restons à notre place.

Le Tresco m’a permis de réaliser que nous pouvions nous endormir dans des endroits et des positions improbables. Nous sommes réveillés vers 6h du matin par un barreur surexcité à l’idée de dépasser Armel Le Cleach. Ça nous met un coup de boost. Idéal pour préparer notre arrivée à Guernesey sous code zéro. Il est 8h22 quand nous passons la bouée d’arrivée, en troisième position. Fatigués mais heureux de notre navigation. Le port britannique nous accueille sous un soleil radieux, ce qui réchauffe nos corps refroidis par la nuit.

Une fois notre beau Glaz mis au port, nous engloutissons un petit-déjeuner britannique bien mérité. Repos et découverte du port de Saint-Peter sont au programme. Le lendemain, c’est team building ! Nous partons à la découverte de la magnifique île de Guernesey. La météo est avec nous. Nous passons une agréable journée, sous le signe de la bonne humeur. Aux résultats annoncés dans le Castle Cornet, nous ne cachons pas notre fierté d’être deuxième en temps compensé de notre groupe de 18 inscrits. Nous sommes remis d’aplomb pour l’étape d’après.

Perros-Guirec, nous revoilà ! Le départ est musclé. Tous les bateaux prennent le départ en même temps. Il y a 25 nœuds de vent, un concurrent démâte. Mais notre Glaz est vaillant, nous avons hâte de naviguer dessus dans ces conditions. Nous quittons le port de Saint-Peter, en longeant l’île de loin, pour ne pas subir le dévent de la côte. Puis nous naviguons au près, avant de prendre le bord direct jusqu’à Perros-Guirec. Le vent mollit petit à petit, mais nous permet quand même d’atteindre la côte française. Ce qui n’est pas le cas de tous les bateaux. Les abandons sont annoncés petit à petit. Nous arrivons 4è en temps réel.

Dernière course, dernier jour. Les conditions nous ont complètement lâchés. Le vent est tombé, l’orage gronde et des trombes d’eau nous trempent jusqu’aux os tandis que nous attendons le signal de départ. Mais nous restons positifs et enjoués. Malgré un départ volé à cause d’un refus tribord d’un de nos concurrents. Nous devons refranchir la ligne, et donc partir en dernier. Cela double notre niaque. Après un bord au près, nous envoyons le spi pour la route directe jusqu’à la prochaine marque. Et nous remontons tranquillement mais sûrement la flotte… La tension est à son comble dans la dernière ligne droite en baie de Morlaix. Il ne reste que quelques concurrents devant nous. Le vent n’est pas régulier, et génère plusieurs doutes à notre skipper quant à la voile à envoyer. Code zéro, spi, génois ? On envoie un code zéro, et c’est payant. Nous franchissons la ligne en troisième position. Les mots manquent aux émotions… réussir cette remontée, sentir toute la pression retomber d’un coup et surtout, voir tout l’équipage sourire et applaudir une fois la ligne franchie est très émouvant.

 

Nous finissons 8è au classement final en temps compensé, devant l’équipage d’Armel le Cleach. Nous ne boudons pas notre plaisir et notre fierté. Le Tresco est une régate longue. Mais nous avons réussi à tenir dans la longueur, et à garder notre motivation intacte. L’équipage a été bienveillant les uns envers les autres, chaleureux et toujours optimiste. C’est ce qui a fait le succès de ce Tresco, mais également le plaisir que nous avons tous eu à naviguer.

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