Convoyage Brest – Lorient

Alors que certains finissent leur nuit festive, et que d’autres dorment à poings fermés, quatre fous rallient le ponton du port de Brest. Aujourd’hui, le Glaz doit naviguer jusqu’à Lorient pour s’y refaire une dernière beauté avant le lancement des régates.

 

 

La raison d’un départ aussi matinal (pour ne pas dire nocturne) est la bascule de la marée dans le raz de Sein. En effet, la marée descend de 5h à 11h, il faut profiter du courant généré du nord au sud pour passer le raz sans effort.

Un petit café à bord et nous voilà partis. Faute de vent, nous démarrons le moteur pour la sortie du goulet. Ce petit bout de navigation de nuit nous permet d’apprendre sur les balises de nuit, les phares et les secteurs, et les feux de navigation.

Le jour se lève enfin, derrière les nuages, mais pas le vent. La pluie se joint à nous. Ce qui ne facilite pas à nous réveiller. Nous passons le rocher du lion (qui ne ressemble à un lion que pour certains créatifs), et le vent se lève enfin. On peut envoyer le génois et naviguer pour de vrai.

Le raz de Sein, nous y voilà enfin ! C’est le baptême pour deux d’entre nous. Pas si terrifiant que ça au final… un groupe de dauphins se joint même à nous. Les deux bizuths sont émerveillées tandis que les deux marins plus aguerris se contentent d’observer. Presque lassés d’en croiser encore !

Direction Penmarc’h. Ca devient spiable donc on envoie le spi. Les conditions c’est du sérieux. L’effectif réduit fait que le bateau n’est pas rééquilibré sur l’arrière. Ce qui nous envoie deux fois au tas. C’est sport et ça secoue ! Mais le skipper décide sagement d’affaler le spi.

La baie d’Audierne, ou the place to be pour le surf. Alors pourquoi pas nous ? Le bateau part en surf plusieurs fois sur la belle houle. Cela procure des sensations incroyables. Cette glisse pousse le bateau dans une pointe à plus de 17 noeuds. Zut, on n’a pas réussi à battre le record du bateau (soit 19 noeuds). Nous naviguons ainsi jusqu’au niveau du phare d’Eckhmül, où nous commençons enfin à voir la côte.

La suite de la route se fait plus paisiblement jusqu’à Lorient. En effet, la côte ralentit la houle. Nous voguons au nord des Glénan, puis de Groix. La pluie avait compris depuis le Raz de Sein qu’elle n’était pas la bienvenue. Nous finissons même à Lorient sous le soleil, presque 12h après notre départ. Nous sommes tous les quatre sur les rotules, mais ravis de cette navigation.

Le convoyage a été, selon mon point de vue, une expérience incroyable. Il permet de naviguer différemment de ce que l’on fait en rade de Brest. Cela permet d’apprendre à naviguer en mode « croisière », de choisir une route en fonction des conditions et des obstacles, de découvrir des points de navigation (balises, phares, chenaux, etc.), de naviguer en effectif réduit et de voir l’impact que cela a sur le bateau et notamment sur son équilibre. C’est également un moment de convivialité, pendant lequel chaque équipier fait attention aux autres. 12h de navigation, ça tire et ça peut chambouler. Mais on apprend plus que ce qu’on peut imaginer.

 

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